Mon actu

Je viens d’achever un roman jeunesse. Il est paru chez Gallimard Jeunesse le 1er mars 2018. Il s’appelle Jefferson.
Comme dans « La ballade de Cornebique », la plupart des personnages sont des animaux. Le héros est un jeune hérisson, Jefferson, 72 centimètres de frousse et de courage. J’ai pris un très grand plaisir à cette écriture. J’ai beaucoup ri, mais il y a aussi un propos, je dirais même pour une fois un engagement de ma part, vous découvrirez lequel le moment venu.

Agenda

Du 28 au 27 mai 2018
Salon du livre de Caen
-
Du 13 au 14 octobre 2018
Fête du livre de Saint-Étienne

Dernière parution
Gallimard Jeunesse
Mars 2018

Illustration :
Antoine Rozon

JEFFERSON

Une histoire qui ne manque pas de piquants.
En ce radieux matin d’automne, le jeune hérisson Jefferson décide d’aller chez son coiffeur se faire rafraîchir la houppette. Comment pourrait-il imaginer, alors qu’il arrive plein d’entrain au salon Défini-Tif, que sa vie est sur le point de basculer ? Accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, le brave Jefferson, 72 cm de frousse et de courage, est jeté dans une aventure qui le mènera, pour le meilleur et pour le pire, au pays des êtres humains.
Dans un polar haletant, parfois féroce, mais où dominent la tendresse, l’amitié et le bonheur de vivre, Jean-Claude Mourlevat aborde de façon inédite la question de notre rapport aux animaux.

C’est un grand plaisir de revenir à un roman jeunesse après deux titres destinés aux adultes. Ce petit hérisson qui veut aller chez le coiffeur me trottait dans la tête depuis des années en fait. Il ne restait plus qu’à développer un peu. Voilà qui est fait. Et je suis heureux d’avoir du même coup écrit mon premier polar ! Car c’en est un, avec crime, enquête et tout ce qui va avec. Heureux aussi d’avoir pu évoquer cette question qui me tient à cœur désormais : notre rapport aux animaux.

Le début

Le jeune hérisson Jefferson Bouchard de La Poterie acheva de ranger son logis en chantonnant des petits pom… pompom… pompom… à la façon des gens qui sont de très bonne humeur. Quand tout fut parfaitement en ordre, la balayette époussetée à la fenêtre et la pelle à ordures raccrochée à son clou, il programma son four pour que ses pommes de terre à la crème soient cuites à point pour son retour. Puis il enfila son veston, le boutonna au milieu, notant par la même occasion que cela faisait des plis dans le tissu à cause de son petit bedon qui poussait vers l’avant. Il faudrait qu’il freine un peu sur les gâteaux secs.
Il se vaporisa de parfum Sous-bois, laça dans l’entrée ses chaussures parfaitement cirées en posant tour à tour son pied droit puis son pied gauche sur le tabouret prévu pour cela, attacha son sac-à-dos sur ses épaules et sortit. Ce qui le mettait en joie ce matin-là était peu de chose : il avait décidé de se rendre chez son coiffeur. Ça lui avait sauté aux yeux alors qu’il faisait sa toilette : sa gracieuse houppette était en bataille. Or, il détestait avoir l’air négligé. Voilà : il irait en ville se faire rafraîchir la houppette !
[...]

En cours

Après La ballade de Cornebique et Jefferson, j’ai la tentation d’enchaîner par un troisième roman animalier. C’est un genre que j’affectionne parce qu’on est dans le pur imaginaire et qu’en même temps on est au plus près de tout ce qui nous concerne et nous anime, nous autres les êtres humains. Mais j’ai aussi un roman adulte qui me trotte dans la tête. À voir dans les prochains mois ce qui prendra le dessus et deviendra l’évidence.